Poste restante, sur un coin de table, en marge des visages rejouis.

Jamais elle ne m'a été doloureuse, pourtant toujours plus traumatisante...

26 juin 2008

Engeance

Arrogants, dans la fin de journée, des palmiers inadaptés enveloppent la promenade d’un linge diaphane.

S’y découpe, le tracé d’êtres simulés ; isolés, sous l’indéfectible suaire de leur enfance, heureuse parfois, ils excitent les regards.

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18 juin 2008

Num_riser0001

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09 juin 2008

@ Andy

Printemps_4

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futur composé

Déjà résonne dans le demain

le râle du temps mort de son existence   

Le long des boulevards creusés

il ne sera jamais que par acceptation 

Du bout de son âme tuméfiée

il désinvente de nouvelles passions 

Le jour entier il aura talonné l’horizon

avec des mots arrachés 

Il dort qu’il rêve, en état de lutte

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18 mai 2008

21 Mars,

Enfant de dieu, je languis toujours plus au bord du même gouffre de vie, ainsi les stigmates s’élargiront dans l’inéluctable crevaison, enfin seul, en marge des visages réjouis, je rirais de la farce avérée.

Sous la charge des émotions imaginaires, je ne suis plus même capable d’influencer la véritable mine de mon papier.   

Pas une simple seconde ne passe, sans que mon sismographe, affolé par les syncopes du monde entier, ne manque de s’enrayer.

Je ne fais plus rien, ou en forme d’épitres anthracite, me couche dans un coin de table. La chose n’est pas exercice aisé. Bien trop terne, l'immaculée simplicité, m’a répudié.

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printemps_2

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05 mai 2008

La barre est dure...

[…] Petits copains, je me bile pas tellement. Je sais que vous ne lisez pas, ou quand ça vous arrive, vous vous tapez La Main Qui Tue et le Mystère De Malle Sanglante. Mais si quelques-uns d’entre vous décident : « Ben, je vais y voir, je vais lire ce qu’ils lisent, les autres, apprendre ce qu’ils savent », c’est le moment d’être prudents, de toucher avec des pincettes et de pas se laisser charrier.

Surtout, te laisse pas intimider. Les neufs dixième de ce qu’ils disent, c’est du déconnage salaud, les neufs dixièmes de ce qu’ils admirent, c’est du vent, du flan, du recuit et du faisandé.

Ils passent leur temps à s’ausculter le cœur à la loupe et à se chipoter la conscience. Ils te colleront un cœur et une conscience de confection. Tu seras déguisé et baisé, frérot. T’auras tellement de problèmes que t’en pisseras du sang. Trop tard. Je te parie qu’ils te parleront de la mort de Dieu (dont tu te foutais éperdument, dans le temps), de la lumière grecque et du meurtre considéré comme un des beaux-arts.

N’oublie jamais, si tu te cultives, qu’il s’agit de leur culture. N’oublie jamais, si tu renonces à La Malle sanglante pour te tourner du côté des bons livres, que cette littérature est leur littérature.

Viens chez eux, mais comme un voleur. Fouille sans aucun respect. Emporte le plus grand nombre possible de choses. Méprise-les mais n’oublie pas qu’ils sont très forts et que le mépris ne suffit pas.

Oui, ils sont très forts. Et rusés. Ils t’apprendront leurs gestes et leurs langages. Tu seras sensible à leur gentillesse et à leur confiance. Tu ne t’apercevras pas que leur arme la plus dangereuse, c’est l’habileté avec laquelle ils te persuaderont que tu leur ressembles, que tu es un homme comme eux.

Moi, vois-tu, j’ai de la culture, et je fais de la littérature.

Je trace des barres. Je pense à toi. Je souhaite que tu comprennes combien nous sommes loin l’un de l’autre. Sache que je suis un salaud et ne me pardonne pas. […]

J.CAU, 1950, Le Coup De Barre.

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03 mai 2008

Locations,

Ô pantomime d’humanité,
Patrimoine du psychodrame prémédité.

Artefacts innévitales,
Je suce les abysses de leurs mystiques évanescentes.

Glissent dans les soieries de mon antre, vos lignées coagulées,
Autel des jours sanctifiés, mon coeur dépecé.

A l’intention de leurs bites mécaniques, sur le périph rouge de mes désamours, mes adorées tendent le pouce.
Dans le lointain, les camionneurs aveugles, les carambolent jusqu’à la prochaine sortie souterraine.
Dessus mes aires de repos, toutes putes, elles les acceptent. 

A la dérobée de nos lèvres débridées je m’as déserté.

Ô livrée de nos passages surannés, vous nous précipitez.

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02 mai 2008

Émacié,

Le chant des écoliers l’a terrifié. Dès lors, chacune de ses nouvelles inspirations définit l’inflexible crispation.

Dans le reflet du jour des liqueurs amères, son regard n’accommode plus. L’objet a disparu, dans le tréfonds de ses rétines, la projection qu’il préfère diffuser, seule persiste.

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27 avril 2008

                                                                                           surf_in_R__005_copie

  Insaisissable, dans le noir, pourtant, déjà inscrit, tout est ici : autour, devant, derrière, dedans nous.

Ombrée, la gamme de ma palette dégueule de ces abstractions, je pourrais tout aussi mal, comme vous, la garder secrète.

Mais, crevant la régularité sélénite, j’y suis, là, écrivain, sous le joug de nos insondables soliloques.

La dalle me crève_Stop.

 

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