Poste restante, sur un coin de table, en marge des visages rejouis.

Jamais elle ne m'a été doloureuse, pourtant toujours plus traumatisante...

27 avril 2008

                                                                                           surf_in_R__005_copie

  Insaisissable, dans le noir, pourtant, déjà inscrit, tout est ici : autour, devant, derrière, dedans nous.

Ombrée, la gamme de ma palette dégueule de ces abstractions, je pourrais tout aussi mal, comme vous, la garder secrète.

Mais, crevant la régularité sélénite, j’y suis, là, écrivain, sous le joug de nos insondables soliloques.

La dalle me crève_Stop.

 

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22 avril 2008

To be continued...

Je ne serai jamais en position dominante, et n’aurai jamais que le monopole du rien.

Dans nos bouches déboîtées, l’espace d’une vie, l’hécatombe du vide se perpétue infiniment.

Ils ne réfléchissent pas ; les hommes sont des gens bien trop intelligents. Scellée par leur non-existence, ciselée dans le paysage, leur union se découpe uniformément.

La présence de leurs inévitables manqués, insole brillamment le négatif de leurs obscures destinées. En son revers, à l’orée du positif, révélateur de leurs ascensions horizontales, dans le secret de l’ubac, l’écriture, observe.

Chez moi, les volets fermés, dans l’atroce de l’envisageable césarienne, nous avons vécu une autre nuit.

Ce dimanche pour le déjeuner, chez la boulangère, je suis allé sélectionner deux gâteaux individuels, des fraisiers, hilares.

Je les ai sortis du réfrigérateur, lundi soir finalment ; rassis, imbibés du laid, je les ai mangés tout. Debout, ils ont coulé le long de mon ventre.

Elle est partie nourrir son animal domestique. Seulement, j’attendais juste qu’elle revienne.

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10 avril 2008

Prenez et mangez toutes, ceci est...

Irrité au sang, enclin aux charges compulsives de lames effilées, le domaine sub-labial de son fallacieux sourire de commerçante cupide _ pétri entre deux pets de nonnes trop gras _ échappe de nauséeux échos, parfumés ; morue. Derrière son tiroir-caisse, immigrée guindée, drapée de l’orgueil illégitime de la régente parvenue, elle se pavane.

Suspendu à l’infini de sa poitrine laiteuse, un homme plaqué or, crucifié, observe le monde. A répétition, à l’énoncé des commandes, la prodigieuse masse voltige; submergé, il tête goulument.

A l’abri des rayons cramoisis, à l’étage, troué de cernes insondables, blanc, le corps farineux de l'ouvrier est étendu, il crève à force.

Contre le pétrin, sous ses robes, elle jouit de l’enculade du jeune apprenti.

Du foutre plein les mains, je m’essuie, en pensant à vous, que je baiserai demain aussi.

croix

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05 avril 2008

Par les bois du Djinn, où s'entasse de l'effroi
Parle et bois du gin ou cent tasses de lait froid.

Alphonse Allais

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poil_et_jean

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Aphasie,

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Posté par L THAURED à 21:54 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Obstinément, la machine a refusé de soutenir la moindre proposition.

J’ai suivi le trajet des jours corrompus, hier, au cours de l’après-midi, je suis sorti.

Un couple de moches a repris l’affaire il y a presque un an.

Depuis le passage à l’euro, trapue, petite, brune, la nouvelle patronne est nerveuse.

Pour ceux qui se la permettent, la vie est chère.

Je ne cesse de l’observer, furieux.


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01 avril 2008

porte

Posté par L THAURED à 05:10 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Tiens Volia la nuit, prends moi la toute !

 
Elle souffre à en perdre haleine,
Enième réceptacle,
Mon cœur allongé.
Vulgaire palier,
Un temps maudit,
Accolé aux funestes destins de nos tendres illusions.

Cavale erratique,
La course me suffoque.
Depuis l’obscur de tout mon corps,
Je tais les sempiternelles prophéties.
Homme résiduel, elle me collecte patiemment.
Dans le secret, incrédule j’additionne les effets de sa surréalité.

Strié de ses reflets adorés,
Mon cours se languit d’un obscène désir d’éternité.

Posté par L THAURED à 05:02 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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